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Dates:
Avec:Philippe Paquet
Organisation:CCU
Entracte:Non
Catégorie 1:5.00
ENLIVRONS-NOUS - Philippe Paquet raconte Simon Leys

Simon Leys, alias Pierre Ryckmans, a été un des premiers écrivains à dénoncer les horreurs de la Révolution culturelle chinoise, dans “Les habits neufs du président Mao” et “Ombres chinoises”. Avant tout le monde - et surtout avant les intellectuels de l’époque, aveuglés comme ils le furent plus tard par la révolution khmère -, Leys avait saisi le caractère impitoyable du rouleau compresseur qui commençait à broyer âmes et corps en Chine. Il n’était pas qu’un écrivain corrosif et d’une lucidité pénétrante, qui cherchait avant tout la vérité, il fut aussi un grand connaisseur de l’art et de la littérature - pas seulement chinoises, du reste. Historien d’art, formé par des maîtres chinois, il aurait voulu devenir peintre; il fut sinologue, critique littéraire, écrivant aussi bien en chinois qu’en français et en anglais. Ce grand Belge a navigué pendant toute sa vie entre France, Australie, Chine et bien sûr Belgique. Bernard Pivot, qui l’avait reçu souvent à Apostrophes, disait de lui qu’il était l’écrivain vivant qu’il admirait le plus au monde. Philippe Paquet, son biographe, a été le premier à se pencher sur la vie de ce remarquable “marin de la culture”, qui était le neveu du Gouverneur général du Congo Belge. Dans “Simon Leys, navigateur entre les mondes” (Gallimard), il  l’a fait avec amitié - il connaissait l’homme - et avec son immense professionnalisme, cette qualité qui lui a valu de nombreux prix littéraires - dont celui de la biographie de l’Académie Française -, pour son remarquable “Madame Chiang Kai-shek, un siècle d’histoire de la Chine”. Sinologue, mais aussi et surtout journaliste, Philippe Paquet réussit dans les 700 pages de sa biographie monumentale de Simon Leys, à raconter non seulement l’homme, le brillant intellectuel, mais aussi toute l’époque post-soixante-huitarde. Cette période de l’histoire où des intelligences réputées ont été obscurcies au point d’applaudir le spectacle de professeurs obligés de ramasser le purin pour comprendre le travail des gens de la terre. En étant assez aveugles pour refuser de voir les massacres commis au nom de la “rééducation populaire.”  Un voile de cécité qui ne semble pas encore levé aujourd’hui. La soirée avec Philippe Paquet permettra peut-être de mieux comprendre pourquoi les hommes refusent si souvent de voir ce qui crève les yeux.  Simon Leys, alias Pierre Ryckmans, a été un des premiers écrivains à dénoncer les horreurs de la Révolution culturelle chinoise, dans “Les habits neufs du président Mao” et “Ombres chinoises”. Avant tout le monde - et surtout avant les intellectuels de l’époque, aveuglés comme ils le furent plus tard par la révolution khmère -, Leys avait saisi le caractère impitoyable du rouleau compresseur qui commençait à broyer âmes et corps en Chine. Il n’était pas qu’un écrivain corrosif et d’une lucidité pénétrante, qui cherchait avant tout la vérité, il fut aussi un grand connaisseur de l’art et de la littérature - pas seulement chinoises, du reste. Historien d’art, formé par des maîtres chinois, il aurait voulu devenir peintre; il fut sinologue, critique littéraire, écrivant aussi bien en chinois qu’en français et en anglais. Ce grand Belge a navigué pendant toute sa vie entre France, Australie, Chine et bien sûr Belgique. Bernard Pivot, qui l’avait reçu souvent à Apostrophes, disait de lui qu’il était l’écrivain vivant qu’il admirait le plus au monde. Philippe Paquet, son biographe, a été le premier à se pencher sur la vie de ce remarquable “marin de la culture”, qui était le neveu du Gouverneur général du Congo Belge. Dans “Simon Leys, navigateur entre les mondes” (Gallimard), il  l’a fait avec amitié - il connaissait l’homme - et avec son immense professionnalisme, cette qualité qui lui a valu de nombreux prix littéraires - dont celui de la biographie de l’Académie Française -, pour son remarquable “Madame Chiang Kai-shek, un siècle d’histoire de la Chine”. Sinologue, mais aussi et surtout journaliste, Philippe Paquet réussit dans les 700 pages de sa biographie monumentale de Simon Leys, à raconter non seulement l’homme, le brillant intellectuel, mais aussi toute l’époque post-soixante-huitarde. Cette période de l’histoire où des intelligences réputées ont été obscurcies au point d’applaudir le spectacle de professeurs obligés de ramasser le purin pour comprendre le travail des gens de la terre. En étant assez aveugles pour refuser de voir les massacres commis au nom de la “rééducation populaire.”  Un voile de cécité qui ne semble pas encore levé aujourd’hui. La soirée avec Philippe Paquet permettra peut-être de mieux comprendre pourquoi les hommes refusent si souvent de voir ce qui crève les yeux.

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