Édito – Saison 26–27
« Laissez-moi rire de tout mon soûl, cela me fera plus de bien. »
— Molière, Le Bourgeois gentilhomme
Il y a dans cette exclamation de Nicole à Monsieur Jourdain une liberté réjouissante qui me plait beaucoup. Rire, non pas pour tirer le rideau sur le monde — le temps suspendu d’un spectacle, d’un concert ou d’un atelier — (même si avouez qu’il y a des jours où c’est tentant, non ?) mais, au contraire, pour saupoudrer le chemin d’une poignée de paillettes qui nous redonnent le courage, la force et la joie d’y revenir.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : des étincelles.
Celles que chaque artiste invite à partager.
L’ouverture donnera le ton, audacieuse et vibrante, avec l’énergie punk et furieusement décalée avec Eléphant ou Toujours de ¾ face !. Plus loin, la flamboyance baroque du Bourgeois gentilhomme déploiera ses jeux de miroirs, entre virtuosité et faux-semblants. La saison se poursuivra dans un tourbillon aussi inattendu que jubilatoire avec les complices de f.o.u.i.c, où l’astrophysique croise la métaphysique et des animaux dansants.  Un écho, peut-être, aux moutons fantasques et trépignants que la Clinic Orgasm Society fera surgir de ses sacoches au printemps 2027.
C’est une saison particulière pour moi, car c’est ma toute première fois !
Je suis très heureuse d’avoir rejoint la folle équipée du Centre culturel d’Uccle : quelle chance d’être entourée avec autant d’engagement et de générosité.
Merci à chacune et chacun.
Bienvenue dans la saison 26–27.
Qu’elle nous fasse du bien, intensément ! Â
Pour toute l’équipe du Centre culturel d’Uccle,
Et très joyeusement,
Clarisse Lepage, toute nouvelle directrice

