« Surtout ne rentre pas ! »
Viktor, jeune comédien ukrainien, fuit Moscou au début de l’invasion de février 2022. Il fait alors face aux bouleversements provoqués par la guerre : l’amour devient la haine, les amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui. Le rêve d’enfance devient une trahison à son peuple. Il évoque la douleur de se détacher d’une langue et d’une littérature russes qu’il aimait, et la culpabilité de ne pas être retourné combattre. Un seul-en-scène touchant et pétillant sur l’exil, la culpabilité et le désir de théâtre. Le spectacle mêle ici confession intime et histoire tourmentée entre Russie et Ukraine, pour interroger avec force et sensibilité : qu’est‑ce qui pousse à combattre ?
“Un seul-en-scène à la fois touchant et pétillant sur l’exil, la culpabilité et le désir de théâtre. (…) On est subjugué (…) par sa capacité à résister à l’horreur pour accomplir et embrasser son désir de théâtre. Aujourd’hui sur scène, Viktor Kyrylov déploie son jeu intense, a les yeux qui pétillent. Le théâtre est en lui.”
Télérama
“Maintenant je n’écris plus qu’en français : le cri du coeur d’un comédien ukrainien qui a fui Moscou […] Grâce à sa présence intense sur scène, la qualité de son écriture et la profondeur de ses réflexions, Viktor Kyrylov, 23 ans, nous ébranle et nous questionne car on ne peut s’empêcher de se mettre à sa place et de se demander : qu’aurions-nous fait ? Parce qu’il parle d’ici et maintenant, de l’Europe et de la guerre, son spectacle ne s’oublie pas.”
Le Monde
“Certains spectacles font plus que percuter l’actualité. Ils lui offrent une intelligibilité sensible. Leur acuité ne faiblit pas au fil des mois. C’est le cas de Maintenant je n’écris plus qu’en français de l’Ukrainien Viktor Kyrylov, à l’affiche depuis avril au théâtre de Belleville à Paris, qui s’est joué dans une salle quasi pleine en mai, et tout à fait comble en juin.”
Libération
“Il garde les yeux rivés sur les informations, espérant encore une issue à la guerre. […] Faut-il achever sa formation d’acteur ou rentrer défendre son pays les armes à la main ? Ce tiraillement vertigineux, il le met aujourd’hui en scène dans Maintenant je n’écris plus qu’en français. […] Tous les soirs, loin de chez lui, le jeune homme se réchauffe aux applaudissements enthousiastes et émus du public.”
Le Parisien
“Il évoque la douleur de se détacher d’une langue et d’une littérature russes qu’il aimait tant, et la culpabilité de ne pas être retourné en Ukraine pour combattre. C’est l’exil vu à travers les yeux d’un jeune qui rêvait de Tchekov plus que de kalachnikovs […]”
Le Canard enchaîné