Frankenstein

Mary Shelley / Karine Birgé / Cie Karyatides

Frankenstein

Mary Shelley / Karine Birgé / Cie Karyatides

TOM - Festival - Théatre d’objet et de marionnettes

 

« Ah, ce Frankenstein ! il s’est mis en tête de ressusciter les morts, il se croit au XXIème siècle… » Victor Frankenstein est un scientifique, déterminé, empli d’abnégation, qui parvient à raviver un cadavre, forçant l’admiration de certains, éveillant l’horreur des autres. Il en payera ensuite le prix. D’évidence, Frankenstein est aussi (surtout ?) un petit garçon révolté contre la mort.

 

 

La compagnie Karyatides s’empare du mythe de Frankenstein, accolé à celui, plus ancien, de Prométhée. Elle le revisite, en propose une lecture singulière, profonde, complexe, imagée, chantée, en renfort ou contrepoint, qui tire de l’œuvre de Mary Shelley la substantifique moelle.

Sur scène Victor Frankenstein, sa mère, sa sœur, des scientifiques, la créature, défilent parmi d’autres et racontent, commentent, vivent, cherchent, souffrent, rient. C’est un monde en immensément petit, une histoire fascinante et rocambolesque. Théâtre d’objet opératique, «Frankenstein» propose un kaléidoscope alliant texte, chants, musique, création sonore et corps, qui ne peut qu’inviter à s’interroger sur ce que sont – ou devraient être ? – les limites humaines, en termes de justesse, de justice, de responsabilité et d’engagement.


Le théâtre d’objets apparaît comme le porte-drapeau d’un art en résistance, plus contemporain que jamais, qui est à la culture ce que le recyclage ou le slow food sont à nos modes de vie : un modeste et grandiose pas de côté.

Catherine Makereel, Le Soir, 13/01/2015

Après Carmen ou Les Misérables, les Karyatides s’emparent de Frankenstein avec bonheur pour un mélange de théâtre d’objet et d’opéra de toute beauté, d’une extrême précision, entre clair-obs-cur, chants de consolation, de supplique ou de prière et de piano sur scène.

Laurence Bertels. La Libre Belgique, le 08/05/2019